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SAINT-PIERRE (Eglise) - Type d’édifice : GUIDE DU PATRIMOINE |
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/ Localisation : Saint-Pierre (Terrasse) - I17 Période : XVIe-XVIIIe siècle Histoire :
A l'emplacement actuel de la collégiale Saint-Pierre existait une première église construite au VIIIe ou IXe siècle. En 1012, elle est érigée en collégiale et dotée d'un châpitre de chanoines. En 1512, un nouveau clocher est reconstruit, terminé en 1686. En 1734, la vieille église menace ruine et Charles de Pollinchove, premier président du parlement de Flandre fait décider la démolition de l'église. Un an plus tard, un maître-maçon, Lefebvre, est choisi pour la reconstruction de l'église qui est réouverte en 1750. Fermée au culte pendant la révolution, elle devient temple de la Raison, elle est restituée au culte catholique après le concordat de 1802.
Voir les cotes indexées (30)
Construite sur plan en croix latine de type basilical, la collégiale Saint-Pierre est la plus grande église du département.Le clocher porche est une lourde tour carrée qui devait, à l'origine, être coiffée d'une flèche. De style composite, il est formé d'un niveau inférieur percé de 2 portes en arc brisé, d'un second niveau avec 2 hautes fenêtres aveugles, d'un troisième niveau formé de 4 arcades étroites servant d'abats-sons; la tour est terminée à son niveau supérieur par une plate-forme bordée d'une balustrade et coiffée d'un clocheton, l'abside se prolonge par une chapelle circulaire couverte d'u dôme. LE CHOEUR. XVIIIe siècle. La croisée du transept est un large volume terminé par trois croisillons à chaque extrêmité; elle abrite plusieurs monuments dont le mausolée de Charles de Pollinchove par Allegrain, le choeur de l'église, plus long que la nef, est formé de 5 travées et d'un déambulatoire sur lequel s'ouvrent 2 chapelles biaises et une chapelle axiale, le choeur est isolé du démbulatoire par une grille du serrurier Henri Van den Broecke de Tournai, le maître-autel en chêne doré est entouré des statues de Saint-Pierre et Saint-Paul par Théophile Bra. La chaire de vérité ornée d'attrirbuts religieux, est l'oeuvre du sculpteur Flamant en 1771. A la révolution, la collégiale sert de dépôt aux peintures saisies dans les abbayes et couvents de Douai et des environs. Une importante collection de peintures françaises du XVIIIe siècle témoigne de la richesse de ces abbayes qui passaient commande aux plus grands maîtres de l'époque. Le transept Nord abrite des peintures de Berthélemy, Bardin, Lagrenée, Pujol et Wamps, le transept sud des oeuvresde Deshays, Ménageot, Serin et Pierre, la chapelle axiale une série de peintures de Brenet, Lagrenée, Eisen, Julien,Sané et de Vuez. ORGUES. Après la destruction en 1918 des grandes orgues provenant de l'abbaye d'Anchin, dont il ne subsiste que le buffet, la ville de Douai achète en 1921 un superbe orgue de 68 jeux commandé avant guerre à la Maison Cavaillé-Coll par l'impératrice douairière de Russie pour le conservatoire de Saint-Pétersbourg. Ne pouvant être livré en raison dés événements, l'instrument reste en France et est installé dans la collègiale. |